Le Blog de la section du Parti Socialiste de Grans (13)
«L’identité socialiste repose sur une sensibilité à l’injustice, à l’oppression, à la domination» Marcel Gauchet

23 juin 2007

Chronique des Législatives sur le net. (Le secrétariat national aux NTIC – Parti Socialiste)

Filed under: Non classé — gransois-socialiste @ 14:47

Voici près d’une semaine (Cet article a été publié le Vendredi 22 juin 2007 à 12:23 pm ) que nous connaissons le nouveau visage de l’Assemblée Nationale, avec une représentation socialiste significative.
Ces résultats sont venus clôturer quatre semaines de campagne officielle, mais un bien plus long combat sur le terrain.
Aussi, les candidats qui ont alimenté un site ou/et un blog de campagne depuis parfois plusieurs mois se servent naturellement de cet outil de communication pour remercier tous ceux qui les ont soutenus dans leur course à la députation. Ainsi, candidats vainqueurs ou autres malheureux se livrent à de nombreux messages de sympathie.
Evelyne Couillerot (http://evelyne-couillerot.parti-socialiste.fr/) qui était candidate sur la 3ème circonscription de Saône-et-Loire, adresse ses remerciements à ceux qui lui ont fait confiance, même si cela n’a pas suffit à battre le candidat sortant. De nombreux commentaires à ce post témoignent d’une mobilisation pour un combat qui se poursuit.
Olivier Faure (http://www.olivierfaure.net/), candidat sur la 8ème circonscription de Seine-et-Marne, semble « être en contact avec les 28 946 électeurs qui se sont portés sur son nom » avec tous les mails ou sms qui lui parviennent depuis dimanche. Il tient également à remercier les militants qui ont abattu un gros travail bénévole sur le terrain.
Fanny Bullaert (http://fannybullaert2007.parti-socialiste.fr/) qui a échoué sur la 7ème circonscription du Nord à 183 voix d’écart avec le candidat sortant, rappelle que l’on peut compter sur elle pour donner un nouvel élan à cette circonscription, et que ces résultats sont porteurs d’un grand espoir. Dimanche dernier, cette jeune candidate dynamique a d’ailleurs été portée en triomphe aux côtés de Dominique Baert (http://dominiquebaert.over-blog.com/) qui, lui, remporte la 8ème circonscription, et dédie d’ailleurs sur son blog cette victoire à son père dont c’était l’anniversaire ce 17 Juin, en plus de la Fête des Pères …
Najat Vallaud-Belkacem (http://blog.najat-vallaud-belkacem.com/), parle de “petite vague rose” dans le Rhône, et précise que son objectif est atteint : « faire progresser significativement la gauche dans cette 4ème circonscription taillée sur mesure pour la droite ». Durant toute la campagne, ce blog et le site particulièrement ergonomiques de la candidate auront été très visités, de nombreux commentaires montrant l’intérêt qu’a suscité cette candidature.
Marie-Line Reynaud (http://marie-line-reynaud.parti-socialiste.fr/) évoque sa rentrée parlementaire en tant que Députée de la 2nde circonscription de la Charente, avec les différentes procédures administratives, qui s’apparente à une véritable rentrée des classes.
Et puis, un passage sur le blog de « cellle qui a fait tombé Alain Juppé » comme on peut le lire dans les médias depuis dimanche : Michèle Delaunay (http://michele-delaunay.net/), vainqueur sur la 2ème circonscription de Bordeaux, a tout de même trouvé le temps, dans cette semaine où de nombreux médias l’ont sollicitée, de remercier ses soutiens sur son blog, mais aussi de nous faire part de ses premières impressions. Ainsi, elle évoque son premier « rendez-vous » à l’Assemblée, mais aussi sa dernière consultation en tant que médecin. Ce sont des posts spontanés, « par sauts et gambades » comme elle-même le cite, alors qu’elle se compare à ces grands voyageurs qui ont tant d’histoires à raconter mais ne savent par où commencer…
Nombreux sont les députés fraîchement élus qui, comme Aurélie Filippetti (http://www.aureliefilippetti.org/index.php) sur la 8ème circonscription de Moselle, expliquent que leur blog va être refondu afin de concevoir un outil de travail collaboratif pendant leur mandat de député. Celui d’Aurélie Filippetti, par exemple, sera « ouvert le mardi 26 Juin, premier jour de la XIIIème Législature ».

Cet article a été publié le Vendredi 22 juin 2007 à 12:23 pm et est classé dans net-campagne. Vous pouvez suivre les réponses reçues par cet article grâce au fil RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre site.

12 juin 2007

Votez et faites voter Gaëlle LENFANT le 17 juin.

Filed under: Non classé — gransois-socialiste @ 12:52

affiche-officielle-800×600.jpgIl y a encore des chances de bloquer le déferlement pro-Sarkozy au sein de l’Assemblée nationale. Cela implique un effort pour voter à gauche le dimanche 17 juin.

C’est normalement le Parlement qui fait les lois du pays, mais les électeurs ont été conditionnés à ce que le choix personnalisé du Président soit le plus important et que le choix de l’Assemblée nationale devienne secondaire.

Dès juillet, le gouvernement Fillon va entreprendre sa politique antisociale, telle qu’elle a été clairement annoncée : péages pour l’accès à la santé, TVA dite « sociale », contrat unique de travail,16 milliards de cadeaux fiscaux pour une poignée de favorisés (soit 90 000 foyers fiscaux),…

C’est pour cela qu’ il faut à la fois un rapport de force social et un rapport de force institutionnel : à la fois des mouvements sociaux unis et des députés en assez grand nombre, eux aussi unis et combatifs.

Le 10 juin, dans notre village, Gaëlle LENFANT a recueilli 20,16 % des suffrages et améliore le score de Ségolène ROYAL au premier tour de la Présidentielle.
Cette progression ne peut que nous pousser à un sursaut et à la mobilisation pour le second tour.sego-aix-4.JPEG

Votez et faites voter Gaëlle LENFANT le 17 juin.

Le taux d’abstention a battu des records : Les socialistes gransois appellent au sursaut et à la mobilisation pour le second tour.

Filed under: Vie de la section — gransois-socialiste @ 12:46

Le taux d’abstention a battu tous les records pour une élection législative sous la Ve République. Comme dans notre village, près de 40% des électeurs français inscrits dans les 65 000 bureaux de vote ne se sont pas déplacés. La participation n’avait jamais été aussi faible pour ce type de scrutin. En 2002, le taux d’abstention avait atteint au premier tour 35,58%, ce qui constituait jusqu’à ce dimanche le record depuis 1958. La gauche a été la première victime de cette démobilisation électorale.

C’est pourquoi, nous lançons en direction des gransoises et des gransois un appel au sursaut et à la mobilisation pour un équilibrage droite-gauche en vue du second tour des législatives

Ségolène Royal : Il faut rassembler « tous les démocrates qui veulent défendre une démocratie équilibrée ».

Filed under: Non classé — gransois-socialiste @ 12:43

gamma_convps010706_2.jpgSégolène Royal adresse « un message très simple et très direct aux Français restés chez eux » : « La République a besoin de vous, la démocratie a besoin de vous. »

« Une Assemblée UMP, c’est une Assemblée bleu nuit, une Assemblée du grand sommeil, une chambre d’enregistrement où plus rien ne sera discuté. Nous devons dimanche soir agréger tous les concours, rassembler toutes celles et tous ceux, tous les démocrates qui veulent défendre une démocratie équilibrée. »

31 mai 2007

« Quand les socialistes sont rassemblés, rien ne peut les arrêter » a affirmé François Hollande au Zenith de Paris.

Filed under: Non classé — gransois-socialiste @ 12:55

ps-reuni.jpgMardi 29 mai, au Zenith de Paris, Ségolène Royal, François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Bertrand Delanoë, ensemble sur scène, offraient l’image d’un parti rassemblé et tourné vers les législatives.

Le ton des discours a été très offensif contre le nouveau président. « Ce que la droite attend, c’est un pouvoir hégémonique, un rouleau compresseur qui se dresse et pour lequel tout deviendra possible même le pire », a accusé Ségolène Royal, dont c’était l’intervention la plus importante depuis le 6 mai. Nicolas Sarkozy  »ne peut pas se présenter comme le président de tous les Français » et  »s’impliquer de façon partisane » dans la campagne, a-t-elle encore déclaré, poursuivant :  »au moins, les choses sont claires, on a un président de la République UMP ». Chaleureusement accueillie par les 6 000 militants et sympathisants présents dans la salle, Mme Royal s’est voulue confiante, persuadée que « ce qui a été semé » pendant la campagne présidentielle « va germer et fleurir » les 10 et 17 juin.

Dominique Strauss s’en est pris aux personnalités de gauche ayant accepté un portefeuille ministériel dans le gouvernement Fillon. « Le socialisme n’est pas soluble dans le sarkozysme. Le socialisme, ça demeure », a-t-il soutenu. De son côté Laurent Fabius a souligné l’importance des résultats du PS aux législatives pour éviter une « présidence absolue » de l’UMP.
Dernier à intervenir, le premier secrétaire François Hollande a lancé « l’appel de Paris » en faveur d’ »une majorité de gauche pour prêter main forte aux Français pour leur donner non pas la rupture (…) mais l’espérance d’une France plus juste et plus forte ». « Quand les socialistes sont rassemblés, rien ne peut les arrêter », a affirmé le numéro un du PS.

27 mai 2007

Ségolène Royal: «Les électeurs ne doivent pas rester chez eux».

Filed under: Non classé — gransois-socialiste @ 9:46

Ségolène Royal a lancé un appel à la mobilisation pour les élections législatives aux 17 millions d’électeurs qui ont voté pour elle au second tour de la présidentielle.

(Extraits LIBERATION.FR : samedi 26 mai 2007)

sego-26-mai.jpg« Je veux lancer ici à La Rochelle, dans ma région, un message de mobilisation aux électeurs. Il faut que les 17 millions d’électeurs qui m’ont donné leur voix viennent voter », a déclaré la présidente de la région Poitou-Charente lors d’un point de presse à la mairie de la Rochelle, en marge d’un déplacement de soutien aux candidats aux législatives.
Ségolène Royal, qui a reconnu avoir entendu parler de démobilisation, a rappelé que « les électeurs ne doivent pas rester chez eux ».
L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle, qui est peu apparue en public depuis sa défaite le 6 mai face à Nicolas Sarkozy, a estimé que le mouvement qui s’est déclenché autour de sa candidature à l’Elysée ne devait pas s’arrêter.
« Il est important que ce mouvement de fond qui s’est lancé aux présidentielles, cette énergie, cet enthousiasme se transforment aux législatives », a-t-elle dit. « Quelque chose s’est déclenché qui ne doit pas s’arrêter », a-t-elle ajouté.
Ségolène Royal a dit voir dans le scrutin législatif des 10 et 17 juin « un enjeu démocratique majeur pour que tous les pouvoirs ne soient pas dans les mêmes mains ». […]

Ségolène Royal dénonce les « mensonges » de Sarkozy en 10 jours.

LA ROCHELLE, Charente-Maritime (Reuters) – Ségolène Royal a fait en quelque sorte sa rentrée politique samedi à La Rochelle en dénonçant les « mensonges » de Nicolas Sarkozy et en regrettant qu’un certain nombre d’électeurs aient été floués.
« Il y a eu des mensonges tenus par Nicolas Sarkozy », a-t-elle dit lors d’une conférence de presse à la mairie de La Rochelle, où elle était venue soutenir des candidats du Parti socialiste et du PRG aux élections législatives.
« Sur ces quelques semaines seulement il va pouvoir faire illusion, sauf qu’au vu de la gestion des premiers dossiers on voit que les promesses ne correspondent à rien et ont été faites, pour un certain nombre d’entre elles, uniquement pour gagner des voix », a ajouté Ségolène Royal, qui était restée silencieuse dans les médias depuis sa défaite le 6 mai.
Pour elle, « le moment de vérité arrivera pour Nicolas Sarkozy » parce que « les gens vont se rendre compte qu’ils ont été floués petit à petit par un certain nombre de propositions qui sont intenables ».
[...]Parmi ces Français « floués », elle a évoqué les personnes âgées qui ont voté pour Nicolas Sarkozy en raison de la promesse d’allégement sur les droits de succession alors que dans « 75% des cas il n’y a aucun droit perçu »[...] « C’est la même chose pour le service minimum », a-t-elle estimé, faisant valoir qu’après avoir pris contact avec les organisations syndicales le président Nicolas Sarkozy a été contraint de constater « qu’une réforme comme celle-ci aussi brutalement qu’il l’avait promise est impossible ».
Aux yeux de Ségolène Royal, les promesses déjà non tenues incluent la candidature de la Turquie à l’Union européenne.
A ce propos, Nicolas Sarkozy a fait « une promesse qu’il savait intenable », c’est que « dès son élection il interromprait les négociations avec la Turquie ».
« A peine son voyage à Bruxelles s’est-il passé qu’il a été aussi obligé de reculer », a-t-elle dit ajoutant que le chef de l’Etat « n’a aucun pouvoir pour arrêter du jour au lendemain les négociations au long cours et qui ont engagé dans la quinzaine d’années qui sont devant nous la parole de la France ».
Ségolène Royal a mis au défi Nicolas Sarkozy de prendre avant le premier tour des élections législatives, le 10 juin, des décisions ne relevant pas du pouvoir législatif, notamment sur les postes supplémentaires promis par le Premier ministre concernant l’hôpital ou sur les « moyens supplémentaires pour l’enseignement supérieur et la recherche, et l’éducation ».
Elle y a ajouté « la revalorisation des bas salaires et l’augmentation des petites retraites » au nom de « la cohérence entre les discours et les actes ».

24 mai 2007

Programme du Parti Socialiste pour les élections législatives des 10 et 17 juin 2007.

Filed under: Vie de la section — gransois-socialiste @ 21:00

FACE À LA DROITE, DES RÉPONSES DE GAUCHE

500630710_f3c2babab0_m.jpgVous avez été 17 millions à voter pour Ségolène Royal lors de l’élection présidentielle pour manifester un réel désir de changement et une volonté de défendre notre modèle social. La victoire n’a pas été au rendez-vous. Et une nouvelle étape s’ouvre avec les élections législatives des 10 & 17 juin prochains. L’enjeu est décisif pour toutes celles et tous ceux qui veulent une France forte et juste.

Télécharger le programme du PS pour les élections législatives (format rtf)

Télécharger le programme du PS pour les élections législatives (format pdf)

Nicolas Sarkozy affiche des intentions inquiétantes. Le discours de la compassion remplace la solidarité concrète, la reconnaissance du mérite est au seul bénéfice des plus favorisés et le style personnel du nouveau pouvoir révèlent une complaisance avouée vis-à-vis de l’argent. Les choix économiques et fiscaux du nouveau gouvernement aggraveront inévitablement les inégalités ; quant aux suspicions à l’égard de certaines populations et de certains quartiers, elles accroîtront inéluctablement les divisions du pays.

Les socialistes ont entendu votre message dans la campagne présidentielle. Vous nous demandez de défendre des valeurs, celles de la République, et d’apporter des réponses concrètes à vos préoccupations : l ‘emploi, le pouvoir d’achat, le travail, le respect des droits et des devoirs, la sécurité.

Nous vous proposons un programme de législature construit autour de quatre principes : la vérité, car nous prenons des engagements réalisables dans les cinq années qui viennent ; la protection de nos concitoyens face aux conséquences prévisibles de la mise en œuvre du projet de Nicolas Sarkozy ; le dialogue, car chacun doit être entendu, et les réformes ont besoin d’être débattues pour être réussies –c’est nécessaire au Parlement, c’est indispensable avec les élus locaux, c’est impérieux avec les partenaires sociaux ; enfin, le renouvellement des pratiques politiques, des institutions et de l’action politique. Notre volonté, dans ce contexte si essentiel pour notre avenir, est de faire des socialistes une force pour agir et protéger et, enfin, de tout faire pour donner ses chances à une majorité de progrès.

Les 10 & 17 juin, la participation doit être la plus forte possible pour permettre l’élection du plus grand nombre possible de députés de gauche. La droite, avec la Présidence de la République aujourd’hui, et le Sénat depuis longtemps, concentre l’essentiel du pouvoir, elle dispose d’une influence déterminante sur les médias. Elle a des intérêts communs avec les milieux d’affaires. Il faut donc un équilibre, un contrepoids, une force pour vous défendre. Dès lors, les élections législatives revêtent une importance pour garantir la cohésion du pays et le pluralisme de notre démocratie.

Nous vous proposons quatre grands objectifs :

I – TRAVAILLER MIEUX ET TRAVAILLER TOUS
La droite a un slogan « travailler plus pour gagner plus ». C’est une supercherie qui conduit à moins d’emplois et plus de précarité pour le plus grand nombre. Elle présente un programme fiscal (suppression des impôts sur les gros patrimoines) qui favorise la rente et non l’effort. Alors qu’elle a été incapable de relancer la croissance depuis 5 ans, elle risque de l’étouffer davantage demain en augmentant la TVA.

Nous socialistes, voulons au contraire créer les conditions d’une croissance soutenue en plaçant la valeur du travail et du plein emploi au cœur de nos politiques économiques et sociales. Le modèle de développement que nous défendons repose sur quatre piliers : l’innovation ; la sécurité des carrières professionnelles ; le pouvoir d’achat ; le respect de l’environnement. Parce que la France n’est pas seule dans la compétition internationale, nous inscrivons notre action tant au niveau national qu’au niveau européen.

Nos principales propositions :

1)-En matière de croissance et d’emploi
Effort d’investissement, notamment dans le domaine industriel, avec un plan de soutien aux PME innovantes. Augmentation progressive sur cinq ans des moyens dévolus à la recherche ; progression de 10% par an et pendant cinq ans du budget de l’enseignement supérieur ;
Défense du Contrat à durée indéterminée comme élément central du contrat de travail et refus de l’extension du Contrat nouvelle embauche et du CPE sous l’appellation de Contrat unique ;

Création « d’emplois tremplins », à l’instar de ce qui se fait déjà dans les régions, et mise en place de nouvelles sécurités professionnelles assurant une garantie de revenu et une démarche de formation tout au long de la vie ;

2)-En matière de pouvoir d’achat
Augmentation du pouvoir d’achat, du SMIC à 1500 euros le plus vite possible, des bas salaires et des petites retraites, allocation d’autonomie pour les étudiants sous conditions de ressources, réforme et simplification de la fiscalité au bénéfice du travail et de la consommation, suppression du bouclier fiscal qui favorise les plus riches.

3)-En matière du respect du dialogue social
Promotion de la démocratie sociale pour renforcer le rôle et la place des partenaires sociaux, avec une réforme de la représentation syndicale fondée sur le vote des salariés et le respect des accords majoritaires. Et refus des projets annoncés par la droite qui remettent en cause le droit de grève dans le secteur public et le secteur privé.

II – PROTÉGER LE PRÉSENT ET PRÉPARER L’AVENIR

La droite avance des solutions qui mettent en cause la protection sociale, affaiblissent les services publics et réduisent les moyens de l’école de la République. Elles contribueraient à aggraver la situation de millions de Français.

Nous, socialistes, voulons préserver la cohésion nationale et pensons que lutter pour une égalité réelle est le meilleur moyen de préparer l’avenir.

Nos principales propositions :

1)-Pour le présent
Nous voulons l’égalité devant la santé : priorité à l’hôpital public, aujourd’hui menacé ; limitation des dépassements d’honoraires ; refus de toute forme de nouveaux déremboursements qu’envisage la droite à travers les « franchises » ; priorité à la prévention et à la santé publique ; enfin, l’aide à l’installation de jeunes médecins en zone rurale ou dans les quartiers sera renforcée.

Nous voulons l’accès à un logement de qualité. C’est pourquoi nous proposons, de construire 120 000 logements sociaux par an, d’engager un plan pour l’accès à la propriété et de lancer un effort accru de construction de logements intermédiaires, afin de créer une fluidité profitable à tous. Parallèlement, sera créé un service public de la caution et mis en place un bouclier logement pour les familles modestes garantissant un budget logement toujours inférieur à 25 % des revenus ; nous réaffirmons la nécessité d’une application stricte et rigoureuse de la loi SRU, face au scandale des 3,5 millions de mal logés. Nous mettrons en œuvre une nouvelle politique de solidarité urbaine avec notamment un Fonds de national pour l’égalité entre les territoires ;

Nous voulons un droit effectif à la sécurité et à la tranquillité. Face à la progression, depuis 5 ans, des violences aux personnes, nous proposons la création d’une vraie police de quartier et de mener une politique fondée sur la prévention et la sanction. Les deux démarches sont indissociables. La prévention est indispensable pour éviter le tout carcéral, mais tout acte de délinquance doit trouver une sanction clairement affichée et assumée.

Nous voulons favoriser l’égalité réelle afin de lutter contre toutes les discriminations. Nous proposerons trois lois, la première pour lutter contre les violences faites aux femmes, la seconde pour ouvrir aux couples de même sexe le mariage et l’adoption, la troisième pour que chaque loi votée prenne en compte le handicap.

Nous voulons une politique d’immigration maîtrisée et partagée. Nous voulons une politique d’immigration juste et efficace qui lutte contre les filières clandestines et qui favorise une réelle intégration des immigrés en situation régulière et qui soit liée aux politiques de développement des pays d’émigration. Nous reconnaîtrons le droit de vote pour les scrutins locaux aux résidents étrangers, habitant depuis cinq ans dans notre pays.

2)- Pour l’avenir
Nous voulons une éducation pour tous et une attention portée à la réussite de chacun : mise en place d’un service public de la petite enfance ; études dirigées ou encadrées pour tous les élèves ; diminution du nombre d’élèves par classe en ZEP ; révision de la carte scolaire pour supprimer les « ghettos » scolaires, soutien à l’intégration des handicapés ; renforcement de l’enseignement professionnel pour qu’il devienne une véritable voie d’excellence ; revalorisation du métier d’enseignant ; amélioration de la relation avec les familles dans l’école.

Nous voulons pour chacun, une retraite décente et sûre. Cela suppose une renégociation globale de la Loi Fillon, avec pour enjeux principaux un minimum garanti des retraites, la prise en compte de la pénibilité des métiers et donc la réduction des disparités d’espérance de vie selon les catégories socio-professionnelles, un financement juste, assis également sur de nouvelles ressources (revenus financiers), le renforcement du taux d’activité des salariés âgés de plus de 50 ans. Le défi du vieillissement de la population doit être relevé : il faut s’appuyer sur l’allocation personnalisée d’autonomie créée par la gauche afin de faire triompher une logique de solidarités entre les territoires et les générations ; la mise en place d’une cinquième branche de sécurité sociale doit permettre d’éviter le recours désastreux aux assurances privées, préconisé par la droite.

Nous voulons aussi, face aux dérèglements climatiques, à l’épuisement prévisible des ressources énergétiques, une politique vigoureuse d’économies d’énergie et une diversification de nos sources d’énergies. Nous développerons massivement les énergies renouvelables. À l’encontre de la privatisation engagée d’EDF et de GDF, il faut affirmer la nécessité d’un pôle public de l’énergie qui prenne en compte le long terme. Nous souhaitons le développement de modes de transport alternatif à la route, un basculement progressif d’une part importante du FRET vers le rail. Nous préconisons la discussion d’une nouvelle loi sur l’eau, enjeu majeur de ce siècle. Nous introduirons une véritable fiscalité écologique. Nous entendons soutenir une agriculture de qualité respectueuse de l’environnement et réorienter la Politique agricole commune vers les productions de qualité et le développement rural.

Nous voulons concilier protection sociale et réhabilitation du travail. L’instauration d’un Revenu Social d’Activité permettant la majoration d’1/3 de ses revenus pour toute personne reprenant un emploi rémunéré répond à cet impératif.

Nous voulons réduire la dette que la droite a laissé augmenter de manière inconsidérée, particulièrement par ses baisses d’impôt en faveur des catégories sociales les plus favorisées, car la dette est socialement injuste et économiquement irresponsable. Sa résorption passe par une politique de croissance, la restauration de notre compétitivité, une fiscalité juste, une gestion rigoureuse des finances publiques. Et la lutte contre les gaspillages : un euro dépensé doit être un euro utile.

III – RÉORIENTER L’EUROPE POUR PESER DANS LA MONDIALISATION

1)- L’Europe
La droite n’a pas d’ambition européenne. Son projet : un mini-traité au rabais soumis au seul Parlement, pour une Europe réduite aux politiques de marché.

Nous, socialistes, nous voulons redonner une volonté à l’Europe : pour l’emploi, pour la croissance et le développement durable, pour la recherche et l’innovation, pour les grands projets industriels. L’Europe, en effet est un outil irremplaçable face à la mondialisation, un levier décisif pour agir et ne pas subir.

Nous avons besoin d’une Europe qui protège, ce qui suppose qu’enfin l’emploi, la croissance, l’investissement, la recherche soient au cœur des objectifs de la Banque Centrale Européenne (BCE) qu’un gouvernement économique émerge dans la zone Euro, que l’Europe défende le respect de normes sociales et environnementales dans le commerce international, et que le rôle des services publics soit reconnu.

Il nous faut aussi une Europe politique et plus démocratique. À cette fin, il faut dépasser l’impasse politique et institutionnelle et favoriser la négociation d’un traité institutionnel plus simple, soumis à référendum, pour que l’Europe se fasse avec les citoyens.

2)- Le monde
La construction de l’Europe prend tout son sens au regard de la mondialisation libérale en cours qu’il faut maîtriser et surtout réorienter en fonction d’objectifs publics, sociaux et environnementaux.

La France doit porter une voie forte dans le monde, avec ses partenaires européens, au service de la paix et du développement, sans s’aligner sur d’autres puissances ;

Nous proposons une réforme de l’Organisation Mondiale du Commerce, du Fonds Monétaire International, de la Banque Mondiale qui doivent être mises au service du développement avec l’instauration d’une taxe de type Tobin sur les mouvements de capitaux..

Il nous faut conduire également une vraie politique de co-développement avec les pays du Sud en particulier l’Afrique et les pays du Bassin Méditerranéen.

IV – DÉMOCRATISER ET RENOUVELER NOTRE RÉPUBLIQUE

La droite propose le statu quo, autant dire le prolongement d’un système de concentration des pouvoirs, qui date du milieu du siècle dernier. Elle veut disposer de tous les leviers sans contrôle ni contrepoids.

Nous socialistes, nous voulons faire évoluer profondément nos institutions, et nos pratiques, en allant vers une VIè République.

Nos principales propositions:
Un parlement respecté et renforcé dans sa capacité à légiférer, à contrôler le pouvoir exécutif, à irriguer le débat démocratique ; ce qui implique notamment la suppression de l’ articles 49/3 qui permet à un gouvernement de passer en force comme pour le Contrat Première Embauche ;

Un mandat unique pour les parlementaires afin qu’ils se consacrent totalement à leur mission;

L’instauration d’une part de scrutin proportionnel, à l’Assemblée Nationale, pour une plus juste représentation des courants politiques minoritaires ;

Une vraie parité homme/femme pour toutes les élections.

Une démocratie participative avec notamment le principe de lois d’initiative citoyenne ;

Une charte de la laïcité annexée à la Constitution ;

Une nouvelle étape de la décentralisation, garantissant aux collectivités locales des moyens financiers pour assurer pleinement les charges qui leur sont transférées, pour mettre en œuvre une démocratie territoriale plus juste et plus solidaire en métropole et dans les Outre-Mers.

Une profonde rénovation du système judiciaire qui. passe par une augmentation substantielle de ses moyens, alors que le budget de la justice place notre pays au 23ème rang au sein de l’Union européenne, une plus grande égalité d’accès pour chaque justiciable, une justice digne de ce nom pour les mineurs, la reconnaissance d’une instruction collégiale, suite au rapport de la Commission Outreau, une réforme de la composition et du rôle du Conseil Supérieur de la Magistrature, pour l’indépendance et la responsabilité des magistrats

La lutte contre la concentration dans les médias et la confusion des intérêts économiques et politiques ; nous favoriserons un audiovisuel public fort, nous réformerons le Conseil Supérieur de l’audiovisuel pour garantir l’indépendance des médias et son pouvoir de régulation.

Les 10 & 17 juin, le choix sera clair. La droite veut amplifier et aggraver la politique menée depuis 2002, en pensant que l’économie ne fonctionne bien que si le social régresse, Nous les socialistes pensons au contraire qu’il faut concilier le progrès économique et les avancées sociales, la croissance et la sécurité, la création de richesses et la réduction des inégalités, l’industrie et l’écologie. La droite, avec son parti l’UMP, veut concentrer tous les pouvoirs dans une même main, rendant ainsi impossible les promesses d’un État impartial et d’une démocratie renouvelée. Les socialistes luttent au contraire pour une démocratie vivante, transparente et équilibrée.

À vous de décider. L’avenir du pays vous appartient. Avec vous, nous sommes prêts à prendre toutes nos responsabilités au service de la France.

20 mai 2007

Benoît Hamon : « Ce gouvernement est une opération politicienne ».

Filed under: Parti Socialiste — gransois-socialiste @ 21:00

benpit-hamon.jpgLe député européen, Benoît Hamon réagissait à l’annonce du gouvernement de François Fillon. « C’est un gouvernement très marqué à droite dans sa composition comme dans sa structure. Le fait qu’il soit confirmé qu’il y ai un ministère de l’immigration, du co-développement et de l’identité nationale dénote cette orientation ». De plus, le député européen a opposé la volonté d’ouverture de ce gouvernement à celle d’un objectif de « démolition de la gauche », une « opération politicienne ».

Voir la vidéo

19 mai 2007

Hollande: Kouchner n’est « plus membre du parti socialiste »

Filed under: Parti Socialiste — gransois-socialiste @ 9:40

PARIS (AFP) – Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a annoncé vendredi à l’AFP que Bernard Kouchner n’était « plus membre du parti socialiste », après sa nomination comme ministre des Affaires étrangères et européennes du gouvernement Fillon.

M. Hollande a fait valoir que « la pseudo ouverture » du gouvernement de François Fillon « se résumait à une aventure individuelle, celle de Bernard Kouchner qui devient un ministre de plus dans un gouvernement de droite ».

« Bernard Kouchner, en entrant dans le gouvernement, n’est plus membre du parti socialiste », a affirmé le premier secrétaire. Ce qui signifie que la procédure d’exclusion du nouveau ministre des Affaires étrangères sera enclenchée rapidement.

S’agissant d’Eric Besson, nommé secrétaire d’Etat à la prospective et à l’évaluation des politiques publiques, M. Hollande a souligné qu’il avait démissionné du parti, en février dernier. Pour lui « la présence (dans le gouvernement) de tel ou tel transfuge est la récompense d’abord d’un manquement à la morale politique ».

Quant à Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, il n’était pas membre du PS. « Je le connais depuis plus de trente ans, ses convictions sont à droite », a relevé le numéro un du PS.

Interrogé sur l’entrée au gouvernement de Martin Hirsch en tant que Haut-commissaire, il a répondu: « ils l’ont récupéré ». « Leur méthode, a-t-il dit, c’est la compromission, la prise de guerre, le détournement, le débauchage, la captation des consciences et les amalgames ».

Pour lui, « le gouvernement de Nicolas Sarkozy est à l’image de celui qui l’a composé: bien à droite et soucieux essentiellement de l’apparence ». « C’est un gouvernement RPR-UMP, a-t-il poursuivi, car il compte « pas moins de deux anciens présidents du RPR, Alain Juppé et Michèle Alliot-Marie » et « la plupart de ses membres sont des ténors, anciens ou jeunes, de l’UMP ».

« C’est aussi, a-t-il dit, un gouvernement qui, dans ses structures, notamment le ministère de l’Identité nationale et de l’immigration, comme dans le choix de ses personnalités -chacun se souvient du combat de Christine Boutin contre le Pacs-, est à bien des égards conservateur pour ne pas dire davantage ».

« On voit bien aussi le souci de préoccupation de la manoeuvre, de l’illusion, de l’apparence, de la tactique », a-t-il ajouté. « La parité, progrès indéniable, est déjà battue en brèche au niveau des secrétaires d’Etat. La diversité se réduit à la seule personne de Rachida Dati », a expliqué M. Hollande.

Benoît Hamon, député européen PS, a affirmé vendredi que « la gauche ne figur(ait) pas et n’(était) pas représentée » dans le gouvernement de François Fillon, accusant Nicolas Sarkozy d’avoir procédé a une « manoeuvre » pour « affaiblir le PS avant les législatives ».

« La gauche n’est pas représentée dans ce gouvernement, la gauche est dans l’opposition, le PS est dans l’opposition au gouvernement de Nicolas Sarkozy », a affirmé M. Hamon, qui s’exprimait au nom du PS lors d’un point de presse, après l’annonce de la composition du gouvernement Fillon qui comprend des personnalités issues de la gauche dont Bernard Kouchner aux Affaires étrangères et européennes.

M. Hamon a dénoncé « une manoeuvre » du président de la République. « L’opération de Nicolas Sarkozy est d’abord une opération de débauchage, l’objectif n’était pas de venir alimenter la politique du gouvernement de personnalité nouvelle, mais d’affaiblir le PS pendant la campagne des législatives ».

« Ceux qui ont accepté cette offre de Nicolas Sarkozy ont fait le choix d’affaiblir le camp auquel ils appartenaient », et « auquel ils devaient tout ».

Il a qualifié de « lamentable » l’attitude de ces personnalités qui ont « accepté de frayer dans un gouvernement où il existe un ministère de l’immigration et de l’identité nationale ».

Bernard Kouchner « n’est plus membre du PS », a ajouté M. Hamon. Il a rappelé que le nouveau chef de la diplomatie avait comparé Nicolas Sarkozy à l’Italien Silvio Berlusconi, désormais « il est donc dans le gouvernement Berlusconi ».

A propos d’Eric Besson, nommé secrétaire d’Etat, Benoît Hamon a affirmé qu’il avait « la récompense pour le prix de sa trahison ».

Quant à Jean-Pierre Jouyet, nouveau secrétaire aux Affaires européennes, M. Hamon a rappelé qu’il avait prôné « une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou pour faire barrage à Nicolas Sarkozy, disant qu’il est « pire que tout ». Maintenant « il se trouve dans le gouvernement de Sarkozy, cela disqualifie l’action publique », selon lui.

Selon M. Hamon, les volte-face de ces personnalités issues de la gauche, seront « difficiles à expliquer sur le terrain » lors de la campagne des législatives ». Mais, a-t-il ajouté, « nous pensons pouvoir gagner ces élections » pour « construire un contre-pouvoir à une présidence qui concentre tous les pouvoirs ».

14 mai 2007

Nous n’avons pas perdu… notre sens de l’humour.

Filed under: Vie de la section — gransois-socialiste @ 20:07

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13 mai 2007

Ségolène Royal appelle à «l’union» et à la «mobilisation» des socialistes.

Filed under: Non classé — gransois-socialiste @ 9:00

Au Conseil national (parlement) du PS, elle déclare que le temps n’est pas aux «polémiques» ni aux «interprétations de la défaite», mais à la préparation des législatives.
Par AFP
LIBERATION.FR : samedi 12 mai 200713-mai-2007.jpg

Ségolène Royal a ouvert samedi le conseil national du PS par un appel à l’ »union » et à la « mobilisation » des socialistes pour les législatives, dont la campagne sera « conduite par le premier secrétaire François Hollande ».

« J’y prendrai évidemment toute ma place en tant que candidate à l’élection présidentielle », a-t-elle ajouté devant le parlement du parti, qui compte plus de 300 membres.

Avant de prendre la parole, Ségolène Royal avait été longuement applaudie par les participants. Elle s’est dite encore une fois « disponible » et prête à participer à des réunions électorales, d’autant plus, a-t-elle rappelé, qu’elle n’est pas elle-même candidate.

Ségolène Royal a estimé par ailleurs que « pour l’avenir il faudra réformer (le) calendrier » socialiste pour la présidentielle. Elle a demandé que le projet présidentiel « ne soit pas défini avant la désignation du candidat pour qu’il y ait une cohérence », et que le processus de désignation du candidat « n’intervienne pas si près du combat principal », pour éviter les « séquelles ».

Elle a jugé aussi que le temps ne devait pas être aux « polémiques » et aux « interprétations de la défaite », « certaines justes, d’autres dérisoires, d’autres inutilement blessantes », et qu’on en reparlerait après les législatives.

l’ex-candidate socialiste a fait valoir sa « fierté » d’avoir conduit la campagne présidentielle, estimant que les 17 millions de voix obtenues contenaient « des perspectives d’avenir, un élan, une fierté ».

« Je ne sais pas s’il faut être plus ou moins à gauche, il faut être à gauche, ne faisons pas de débats inutiles sur cette question », a dit encore la présidente de la région Poitou-Charentes, souhaitant « incarner le socialisme du réel ».

Le conseil national de ce samedi doit tirer un premier bilan de la présidentielle et adopter une plate-forme programmatique pour les législatives.

Hommage de Bernard-Henri Lévy à Ségolène Royal.

Filed under: Non classé — gransois-socialiste @ 8:51

Hommage à Ségolène Royal

Eh bien oui.

Au risque de surprendre, je pense que Ségolène Royal a fait une bonne campagne.

Elle a perdu, c’est entendu.

Et perdu plus lourdement que ne le donnaient à penser, ces derniers mois, les prévisions.

Mais elle a perdu pour des raisons que l’on commence à bien cerner et dont je prétends, moi, qu’elles sont à son honneur.

bhl.jpgElle a été diabolisée, d’abord. On a beaucoup parlé – et on avait raison – de la tentative de diabolisation dont fut victime son adversaire. Mais autrement plus insidieuse, donc plus ruineuse, fut la diabolisation qui l’a poursuivie, elle, depuis ses premiers pas. Incompétente quand elle la fermait ; agressive quand elle l’ouvrait… N’ayant rien à dire quand elle prenait le temps d’écouter ses électeurs ; scandaleuse quand elle rompait le silence (les 35 heures) ou brisait les orthodoxies (ses prises de position, si courageuses, sur le nucléaire iranien ou le Darfour)… Bécassine, enfin, avant son débat avec Sarkozy ; Cruella après et, surtout, pendant – quand elle a commis le crime de lèse future majesté de l’interrompre, interpeller, ne rien laisser passer, le mettre dans les cordes… Ce n’est plus une femme, gronda la rumeur, c’est une sorcière. Ce n’était plus la douce, la maternelle Ségolène, c’était un bretteur, une tueuse – voyez ces yeux minces où passent des épées de feu ; entendez cette voix de mauvaise sirène, une octave trop haut, si dure… Ah l’increvable misogynie des Français et souvent, malheureusement, des Françaises ! J’ai aimé, moi, cette dernière image dans ce dernier débat. J’ai aimé la stature qu’elle a prise à cet instant – et la belle droiture qui émanait de son regard et de son port. Elle honorait la gauche, cette droiture. Et elle honorait la France.

Elle a livré bataille, deuxièmement, à un moment d’inflexion, mais encore, hélas, de suspens, où il devenait clair que la vieille stratégie d’union des gauches n’avait plus de chance de l’emporter mais où la nouvelle stratégie d’alliance avec le centre restait trop insolite, inédite, bref, révolutionnaire, pour passer le cap des hypothèses et retourner, réellement, les esprits. Madame Royal a dit les mots qu’il fallait dire. Elle a fait les gestes qu’il fallait faire. Peut-être, d’ailleurs, le grand débat de la campagne, celui qui restera, celui qui fit bouger les lignes en même temps que, au passage, les liturgies cathodiques, fut-il ce débat avec Bayrou dont elle a pris l’initiative et qui ouvrait, on le verra maintenant très vite, un vrai nouveau chapitre de l‘histoire politique française. Mais voilà… Il était trop tôt… On a dit, ici ou là, qu’il était trop tard, que c’est avant qu’il fallait le dire, avant qu’il fallait le faire, etc. Non, voyons. Le contraire. Il était trop tôt dans le siècle. Trop tôt dans l’histoire du pays. Sauf que c’est elle, Madame Royal, qui, trop tôt ou trop tard, l’aura fait. Sauf que, ce big bang rêvé par les uns, annoncé par les autres, c’est elle, et personne d’autre, qui l’aura osé et déclenché. Pour cela, elle restera. Pour cela, même si elle a perdu, elle a gagné.

Et puis il faut bien reconnaitre, enfin, que Nicolas Sarkozy a été bon. Vraiment bon. Je veux dire par là qu’il a su surfer, avec un mélange de talent et de cynisme non moins remarquables l’un que l’autre, sur une vague de fond dont il semble que tout le monde ait, à part lui, sous-estimé la terrible puissance. Qui, parmi les commentateurs, avait-il prévu que l’éloge d’une France qui n’a jamais commis, sic, de crime contre l’humanité puisse faire recette à ce point, douze ans après les paroles de Jacques Chirac reconnaissant, au Vel d’Hiv, notre participation au crime nazi ? Qui imaginait de tels hurlements de joie et, au fond, de soulagement, chaque fois que fut dit et redit, de meeting en meeting, que la France ex-coloniale n’était coupable de rien, qu’elle n’était en dette vis-à-vis de personne et qu’elle devait être fière, au contraire, de son œuvre civilisatrice ? Qui, encore, pouvait deviner que le traumatisme de Mai 68 fût resté si vif dans les esprits que l’appel répété à « liquider » – quel mot ! – l’héritage du « parti des voyous et des casseurs » puisse faire jaillir, lui aussi, de tels geysers de fiel, de joie triste et de ressentiment ? Madame Royal a résisté à ce discours. Fidèle à la ligne tenue, sur ces sujets, peu ou prou, par nos deux derniers Présidents, elle a tenté d’endiguer ce flot de haine et de rancune. Et, de cela aussi, je lui sais gré.

Je ne parle pas – car seul le mauvais esprit gaulois en a douté – du sang-froid dont elle a fait montre, d’un bout à l’autre de l’aventure.

Je n’insiste pas – encore que le fait fût unique dans notre histoire électorale – sur la double bataille qu’il lui a fallu mener : l’une, publique, contre son adversaire; l’autre, secrète, contre les siens.

Et je n’évoque que pour mémoire, enfin, le ton et, comme dit un poète qu’elle affectionne, le « frisson nouveau » qu’elle a fait passer dans cette vieille musique socialiste qui n’en finissait pas de mourir et qui n’attendait, peut-être, que ce salutaire coup de grâce.

Tout cela, elle l’a fait. Et il faut espérer que s’en souviennent ceux qui, à partir de ce lundi matin, vont être tentés de se livrer au petit jeu de la chasse à la sorcière ou de la production de la chèvre émissaire.

Ségolène Royal est loin d’avoir dit son dernier mot – et c’est tant mieux.

8 mai 2007

Déclaration de Ségolène Royal.

Filed under: Non classé — gransois-socialiste @ 8:53

2007-02-20t065154z_01_nootr_rtridsp_2_ofrtp-france-presidentielle-royal-20070220.jpg“ Le suffrage universel a parlé. Je souhaite au prochain président de la République d’accomplir sa mission au service de tous les Français
Je remercie du fond du cœur les près de 17 millions d’électeurs, de citoyens, de citoyennes, qui m’ont accordé leur confiance. Je mesure leur déception et leur peine. Mais je leur dis que quelque chose s’est levé qui ne s’arrêtera pas. J’ai donné toutes mes forces et je continue avec vous et près de vous.
Je remercie tous les militants qui ont porté ce grand moment démocratique. Bien sûr les militants socialistes mais aussi tous les autres militants de la gauche et de l’écologie, ceux de Désirs d’avenir, et au-delà toutes celles et ceux qui se sont unis dans le mouvement.
Gardons intactes l’énergie et la joie de l’immense rassemblement populaire vibrant de ferveur qui m’ont accompagnée tout au long de cette campagne, ici et dans les outre-mers.
J’ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche. La forte participation traduit un renouveau de notre démocratie, et notamment pour les jeunes, partout dans le pays et en particulier dans les quartiers, qui se sont massivement inscrits pour voter. Bravo à tous ces jeunes pour cet engagement civique qui rappelle à la République le devoir de respect et d’égalité qu’elle a envers eux.
Ce que nous avons commencé ensemble nous allons le continuer ensemble. Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles. C’est la condition de nos victoires futures.
Je serai au rendez vous de ce travail indispensable et j’assumerai la responsabilité qui m’incombe désormais. Mon engagement et ma vigilance seront sans faille au service de l’idéal qui nous a rassemblé et nous rassemble et qui va, j’en suis sûre, nous rassembler demain pour d’autres victoires. ”

7 mai 2007

Filed under: Non classé — gransois-socialiste @ 12:49

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Accédez au site Désirs d’Avenir.

Les résultats définitifs.

Filed under: Non classé — gransois-socialiste @ 12:46

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